Près de 80 000 personnes ont franchi la frontière malienne en provenance de Guinée ces derniers jours, selon les autorités maliennes citées par Studio Tamani. Cet afflux massif fait suite aux mesures prises le 2 novembre par Conakry pour mettre fin à l'orpaillage illégal sur les sites de la préfecture de Siguiri, rapporte RFI.

Parmi ces personnes expulsées ou refoulées figurent des ressortissants de plusieurs nationalités, dont des Maliens et des Burkinabè d'après Sahel Intelligence et RFI. Les autorités de transition maliennes, avec l'appui de partenaires internationaux, ont mis en place des dispositifs d'urgence pour assurer leur prise en charge et organiser leur rapatriement vers leurs pays d'origine, indique RFI.

Des tensions diplomatiques sous-jacentes. Cette offensive sécuritaire et environnementale menée par les autorités guinéennes contre l'orpaillage clandestin provoque des frictions diplomatiques. D'après Jeune Afrique, ces expulsions massives tendent les relations entre Conakry et les pays membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Mali et le Burkina Faso, dont de nombreux ressortissants travaillaient sur ces sites miniers. Ce qu'il reste à vérifier Le nombre exact et la ventilation par nationalité des personnes arrivées au Mali.

L'évolution des mesures d'accompagnement logistique et financier pour le rapatriement des orpailleurs vers le Burkina Faso et d'autres pays. Les discussions diplomatiques en cours entre Conakry, Bamako et Ouagadougou pour gérer cette crise migratoire intrazonale.